Back to the roots …

Cette période nous force à changer. A nous interroger en tous cas. Sur nous-même en priorité. Le dernier article sur la nouvelle lune, que j’ai écrit pour Holissence le disait. Cette nouvelle lune en Bélier nous inclinait à l’introspection. Les circonstances aussi.

Donc pour une fois, alors que mes posts comportent en général beaucoup plus de photos que de texte, pour une fois, j’ai envie d’inverser les choses. Parler plus que montrer. Car les choses changent en moi et que j’ai envie de l’assumer.

Ralentir, prendre le temps de se poser des questions nous conduit à réaliser ce dont on a réellement envie. Ce que nous aimons profondément. Ce qui fait notre essence même.

Sans pression du temps qui tourne, j’ai recommencé à crocheter des coussins A beachy Life qui étaient en attente depuis des lustres. Mon compte instagram Sunrise Never Ends m’amuse moins ces derniers temps. Certaines personnes que j’y suis aussi. #unfollowing

Par contre j’ai réactivé le compte A beachy Life qui me fait toujours autant rêver et voyager. Et c’est là que j’ai réalisé combien je me suis éloignée de ces choses que j’aime profondément. Une imagerie tropicale à la limite de la kitcherie, des plages de rêves, des créatrices intimistes pas forcément à la mode de Paris, de la joie de vivre, des choses non calculées pour rapporter, juste la vie telle qu’elle me fait rêver.

Et d’un coup, mon essentiel est à nouveau là. Et cette question aussi, pourquoi m’en être éloignée ?

J’ai fermé cette porte créative il y a des années pour essayer de rentrer dans un moule qui collait plus à mon quotidien. Quand j’ai démarré Sunrise et A beachy Life peu après, les réseaux sociaux étaient quasiment inexistants. La pression n’était pas du tout la même. On faisait ce que l’on avait envie sans se soucier du regard des autres comme il est présent aujourd’hui. Il y avait déjà des gens pour ne pas aimer ce que vous faisiez mais leur regard importait moins. Je pense que l’on était plus libre d’être soi-même qu’aujourd’hui.

Quand on a un média, comme l’est un blog, on est aujourd’hui qualifié d’influenceur. J’ai toujours détesté ce terme. Influencer les autres n’a jamais été mon but ni mon envie car je trouve ça moche d’inhiber la personnalité d’autrui.

J’exprime ce que j’aime, ce que je découvre grâce à mon métier de journaliste, de créatrice de contenu ou d’acheteuse selon les moments de ma vie et si j’inspire les gens alors cela me rend heureuse. Je préfère être dans le partage toujours plutôt que dans des diktats. Mais cette dérive d’influence m’épuise. Suis-je utopiste de croire que la vie peut-être plus belle sans cela ?

De nos jours, la pression aux likes, aux followers, au plaire à tout prix nous imposent des choix stratégiques, des faux semblant fédérateurs et un moule de politiquement correctement ou fashionnement correct plutôt. Il faut être parfait, en toute circonstance selon des critères imposés par la société et ce fameux regard des autres. On s’y perd. On s’y dilue.

En me reconnectant à ma créativité et à mon univers A beachy Life j’ai réalisé combien je m’étais éloignée de ce chemin que j’aimais tant. J’y replonge avec délice et en ces temps troubles, j’ai l’impression de retrouver mes racines et d’oser à nouveau les assumer en pleine lumière.

Que cela plaise ou que cela ne plaise pas m’importe peu. Que mes photos n’aient pas de likes, ce n’est pas grave. De toute façon aujourd’hui c’est l’algorithme Instagram qui dirige les likes, pas la qualité de votre travail.

Je n’ai pas envie de tomber dans les travers de la société à aller dans telle ou telle direction pour faire plaisir à cet algorithme ou à quiconque d’ailleurs.

Plus que jamais j’ai envie d’être moi. Celle que j’ai rencontrée à nouveau en prenant le temps de me poser les bonnes questions. Celle qui aime les destinations tropicales et ensoleillées, les trucs un peu (beaucoup !) kitchs, les couleurs vives quand les nudes sont tendances, les ukulélés, les fleurs hawaiiennes et toute ces imageries pleine de pep’s et de bonne humeur que je crois avoir un peu abandonné pour rentrer dans un moule qui a fini par m’étouffer.

Plonger en soi et retrouver son adn est un pur plaisir. Celui qui éclaire ma quarantaine et dont je n’ai plus envie de me défaire.

Je ne sais pas si vous m’avez suivie jusqu’ici ou si je vous ai saoulé en cours de route mais voilà, c’est officiel, je reviens à mes premiers amours au détriment de ce qui ne me correspond pas vraiment. J’ai envie à nouveau d’assumer mes choix, mes gouts et mes envies.

Que cela plaise ou pas. Que je sois taxée de fille kitch et has been, ou pas. C’est en assumant cela que j’ai fait des choses tellement intéressantes jusqu’ici, que j’ai rencontré de belles personnes, que des opportunités de dingues sont arrivées à moi.

Alors forte de cette prise de conscience, j’ai à nouveau envie d’être 100% authentique à ce qui fait ma personnalité. Ecrire, dessiner, faire du crochet, peindre et partager, toujours !

Et vous, profitez-vous de cette quarantaine pour vous retrouver ? En trouvez-vous le temps et la volonté ? En ces temps anxiogènes, la méditation est une excellente alliée pour plonger en soi. Une activité créative aussi. L’écriture peut, elle aussi, être salvatrice. J’en parlais ici. Plus que jamais, le temps ou, au contraire, l’absence de repères temporels et de pression de planning sont propices à une introspection et il faut en profiter pour se retrouver car c’est en allant mieux, en étant aligné et fidèle à nous-même que nous pouvons mieux fonctionner avec les autres.

Merci la nouvelle lune en Bélier !!!

Back to the roots …

4 Responses

    • Oh merci !!! Cela n’est pas toujours facile de ne pas se laisser se fondre dans le moule alors merci pour votre message ! Belle journée à vous, Sandrine.

  • Je suis totalement en phase !!! Cela amène pas mal de reflexions meme si j’ai encore toute mon energie focus sur l’organisation de ma boite et sur la protection de mes salariés et de ma famille !! Et je vous jure que ce n’est pas evident … mais cette «  pause «  forcée fait refléchir sur l’apres …. comment veut on vivre ? Vaste question?

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